28 Juil

Le symptôme est-il la maladie ?

Le Symptome Est Il La Maladie RL

Depuis la naissance de la médecine occidentale, le symptôme que présente le patient, voir les symptômes (dans le cadre des syndromes), devient le référent sur lequel le diagnostic médical est posé et par suite de ce processus, le traitement médical mis en place. Le symptôme devient, dès ce moment, l’axe à suivre dans la logique sur laquelle va se construire la mise en place du protocole médical, basé sur des études expérimentales, en double aveugle et études comparatives. La disparition du symptôme signe la fin de la maladie et la fin du traitement.

La question primaire à se poser dès le départ est de savoir si l’absence de symptôme est significative d’une personne en pleine santé ? Ne pas souffrir extérieurement mais être en souffrance intérieure sans signe extérieur est-il une maladie ? Comment qualifier et quantifier les symptômes ? Et de là, que peut-on nommer symptôme chez un patient qui vient en consultation. De plus, si celui-ci est soumis à l’appréciation personnelle du thérapeute, qu’elle est la valeur réelle d’un symptôme dans la démarche de mise en place d’un chemin thérapeutique.

Est-il à ce jour possible de mesurer suffisamment de paramètres physiques, chimiques, électriques, pour mesurer la valeur scientifique et pathognomonique d’un symptôme ? Quelle est la valeur du symptôme dans le diagnostic médical, si ce symptôme signe de manière incomplète une atteinte ? Combien de symptômes restent, à ces jours, inexpliqués et non rattachés à une pathologie ou à une atteinte.


De plus, le symptôme est-il la maladie en elle-même ou est-ce juste un signe qui alerte sur un défaut de fonctionnement sans signer réellement la gravité de la maladie, la localisation de l’atteinte, et son évolution potentielle. Le symptôme peut-il être considéré comme le signe à faire disparaitre pour que le patient retourne vers un état de santé, ou est-il une image incomplète de système pathologique qui se cache derrière, un système plus complexe, plus profond, plus nuancé et surtout plus insidieux.

Et si l’arbre cachait la forêt ???

Il est donc légitime aujourd’hui de se poser la question de la valeur réelle du symptôme et de son interprétation car c’est sur lui que va se baser la médecine et la science pour mettre en place tout un processus thérapeutique avec son suivi d’effets bénéfiques mais aussi les risques associés, les effets secondaires, voir les traitements mal adaptés.

Nous voyons aujourd’hui émerger une quantité innombrable de médecines alternatives qui prônent la différence entre symptôme et maladie, qui s’opposent avec force à une médecine allopathique normalisée qui se bat depuis de nombreuses années contre les maladies en les qualifiant selon leurs signes physiques, psychiques, organiques et électriques et qui ont fait progresser la longévité et la qualité de vie face à la vieillesse et à la maladie.

Dans la démarche de la médecine occidentale, la recherche à découpé, redécoupé et surcoupé le corps en parties, fonctions et systèmes qui ont donné naissance à de multiples spécialisations médicales. Un hépatologue, grand spécialiste du foie, se concentre sur un organe, maîtrise parfaitement la vision occidentaliste du foie et de ses fonctions, a oublié en partie le reste du corps et réfère à un autre spécialiste pour toute autre partie du corps touchée par la maladie.

Dans la logique hiérarchique pyramidale du diagnostic, c’est le généraliste qui pose les premiers jalons du diagnostic et qui, selon la complexité et la gravité du cas, réfère à un collègue, spécialiste de la partie du corps, de la maladie ou de l’organe en défaillance. Cette logique médicale est basée sur l’analyse des symptômes que présente le patient, d’analyses diverses, voire d’examens complémentaires pour affiner le diagnostic afin de nommer une maladie.
A ce jour, des milliers d’atteintes sont nominatives, les autres, orphelines par défaut d’explications scientifiques prouvées, approuvées et codifiées par les instances supérieures.

Si nous prenons le cas d’un cardiologue, spécialiste du cœur et de ses fonctions, le diagnostic va reposer sur les symptômes que présente le patient (tachycardie, palpitations, essoufflement…), de l’osculation cardiaque, d’examens type ECG et prise de sang, voire d’examens plus poussés (scintigraphie cardiaque, épreuve d’effort…). Le diagnostic alors affiné, prouvé et posé, le traitement qui en découle sera mis en place. Prise de bétabloquants, traitement anti-cholestérolémique, fluidifiant sanguin, pose d’un Stains…autant de possibilités qui visent à diminuer localement, les troubles du rythme, le taux de cholestérol, et à lutter contre la diminution du diamètre des artères cardiaques par une plaque d’athérome. Nous sommes bien, dans ce cas, dans un traitement uniquement symptomatique du malade et surtout de la maladie, car ni l’origine alimentaire du cholestérol n’est prise en charge, ni le stress (aujourd’hui irréfutable dans l’origine de nombreuses atteintes cardiaques et autres), ni la mise en place d’activités sportives ou modification de l’hygiène de vie au sens large. Nous ouvrons donc ainsi la porte au risque d’infarctus chez un patient alors en pleine santé selon le mode de diagnostique occidental puisque les normes biologiques (sanguines et cardiaques) et symptômes (arythmie, essoufflement, fatigue…) ont retrouvé leurs valeurs aux examens lors des suivis de traitement. Mais malheureusement, nous connaissons tous des personnes qui ont fait une attaque cardiaque malgré les traitements préventifs mis en place. Ils sont morts en pleine santé. Bel euphémisme pour signer l’échec ou l’erreur de la médecine.

Il n’est pas question de remettre en cause le cardiologue, la spécialisation, ou les bénéfices apportés, mais juste d’ouvrir une porte à une réflexion différente de la maladie et de son traitement.

Les médecines orientales, quant à elles, ont découpé le corps, non pas selon l’organe en tant qu’entité physique, mais plus en système correspondant à des fonctions dans un schéma global d’interactivité. Prendre un foie en tant qu’élément pur et identifiable n’est pas possible. C’est la globalité des fonctions qui fait la vie. Une partie du corps n’existe et ne fonctionne que parce qu’il est dans un ordre global, complet et interdépendant.

Si nous reprenons le cœur en exemple, celui-ci reçoit son énergie du foie, est contrôlé par le rein, envoie son énergie au poumon et il est protégé par le Maitre Cœur des agressions. Il gouverne le sang, contrôle les vaisseaux sanguins, se manifeste dans le teint, abrite l’esprit et la conscience, il s’ouvre sur la langue, contrôle la transpiration, est responsable (en grande partie) de la qualité du sommeil, et contrôle la parole. Ce système se définit en méridiens ou en chakras selon les différents courants existants. Cette classification des fonctions associées au cœur n’est ni à remettre en cause, ni à douter, elles sont issues de 5000 ans d’expérience, réfléchies sur un autre mode de pensée que la nôtre (peut être trop cartésienne), et ne va pas contre la vision occidentale. Elle est juste différente car basée sur une autre analyse d’un même système corporel. Ce n’est pas parce qu’elle diffère de ce que nous connaissons, qu’elle n’a pas de valeur scientifique et médicale. Leurs utilisations en tant que médecine préventive ou d’urgence a fait depuis bien longtemps ses preuves. A nous, occidentaux, d’aller chercher les réponses scientifiques si les résultats obtenus ne suffisent pas à nous ouvrir l’esprit.

Selon les médecines orientales (chinoise, ayurvédique, bouddhiste…) le cœur ne peut alors se traiter en tant qu’organe séparé, mais va passer par la correction, non seulement des autres organes dont il dépend, mais aussi des organes qu’il contrôle et qui le contrôle et du méridien qui le protège.

Le foie, à la base de l’énergie que reçoit le cœur, est soumis aux stress, frustrations et colères, à la qualité alimentaire et à l’hygiène de vie du patient. Une suractivité du foie d’origine alimentaire, pathologique (hépatite, cirrhose…), émotionnelle, va donner naissance à une énergie perverse, c’est-à-dire de mauvaise qualité et de mauvaise quantité, qui peut alors agresser et abimer le cœur.

Si le Maitre Cœur fait son office de protection, cette énergie est déviée vers une autre porte de sortie (poumons, estomac, intestins, reins…) et donne alors naissance à d’autres pathologies que celles cardiaques. Si ce méridien est défaillant, le cœur va présenter des symptômes qui signent une atteinte de ses fonctions, mais dont l’origine est portée sur les fonctions du foie.
Si l’énergie des reins est faible, le contrôle du cœur sera mal assuré et il présentera des signes de défaillances associées à des signes de défaillances liées au méridien du rein (lumbago, asthénie sexuel, trouble de la miction…). Les chiropracteurs américains ont depuis longtemps signalé l’existence de « cardiac law back pain », c’est-à-dire de lumbago d’origine cardiaque, qui signe l’existence d’un axe énergétique cœur-rein.

Le diagnostic se posera donc, non seulement sur les signes de défaillances cardiaques, mais aussi sur les signes associés et appartenant aux autres organes. Une atteinte cardiaque sous-tendue par un foie, un rein, ou une défaillance du Maitre Cœur, n’auront pas les mêmes traitements car elle ne provient pas d’une même origine.

De là, se pose la question sur le symptôme. Une arythmie cardiaque est bien un symptôme qui signe une atteinte cardiaque, mais qui ne définit pas son origine. Supprimer l’arythmie pas médication allopathique et faire disparaitre le symptôme est-il significatif de guérison si l’origine de départ n’est pas prise en compte ? Nous allons soulager la fonction cardiaque en négligeant (par exemple) le foie et son émotionnel. Celui-ci va continuer à se dégrader et va donner naissance (par exemple) à une gastrite voire un ulcère. Le cardiologue, bienheureux d’avoir fait disparaitre les troubles cardiaques laisse à son collègue gastro-entérologue la fonction de calmer l’estomac et son taux d’acidité. Tous deux étant convaincus qu’il n’existe aucun lien entre les deux pathologies et se contentant (sans le savoir) de la notion de spécialisation médicale qui oublie l’homme et son corps dans sa notion de globalité.

Faire disparaitre une arythmie qui signe une souffrance, pour laisser place à un cancer de l’estomac ou à une cirrhose du foie est-il synonyme de soigner réellement un patient ?

Cette critique constructive de la logique médicale occidentale n’a pas pour but de juger ou réduire la médecine et ses fonctions à quelque chose de péjoratif. Elle est obligée d’analyser ouvertement la réalité des faits même si cela peut choquer les plus puristes des thérapeutes. L’idée est plus d’amener les thérapeutes à réfléchir sur la possibilité de voir la maladie autrement et de pouvoir jeter un autre regard, plus ouvert, sur ce que l’on appelle un symptôme qui peut être uniquement un signe de souffrance et non l’ennemi à éliminer à tous prix. Il faut apprendre à se servir d’un symptôme pour comprendre le patient, sa vie et son ressentie. C’est la médecine du cœur, celle qui aborde l’homme unique comme une souffrance unique et donc comme une pathologie unique.

Chacun des deux axes thérapeutiques différents ont fait leurs preuves dans deux parties du monde différentes. Considérer que les deux sont incompatibles, serait limiter le monde à sa propre vision et fermer le potentiel critique de la médecine. Croire que l’on sait tout et que les autres ne savent rien, c’est fermer la porte à d’autres formes de thérapies en oubliant que le malade n’est pas celui qui soigne mais celui qui souffre. Il a le droit d’avoir accès à toutes formes de soins si cela peut l’aider à vivre ou à moins souffrir.

Le symptôme est bien souvent l’arbre qui cache la forêt. Ce n’est, en aucun cas, un ennemi, mais bel et bien l’ami qui vous conduit au cœur du problème. Tuer le messager et vous n’aurez jamais le message. Faire croire que l’arrêt d’un symptôme est signe de guérison, c’est mettre la vie de nos patients en danger. L’humilité du thérapeute doit lui garder bien à la conscience que c’est la vie du patient qu’il détient entre ses mains et non une étude scientifique et expérimentale où chaque être humain est identique.

Le symptôme devient alors l’ami qui vous guide vers l’origine de la maladie. Il faut se battre contre la source du problème et le symptôme s’arrête de lui-même.

De plus en plus de souffrances psychologiques cristallisent en organique dans le monde moderne. Il est temps de faire face à la réalité du monde et de ses problèmes et de considérer le malade et la maladie autrement. Nous devons tous accepter le rôle de la médecine allopathique et la place des médecines complémentaires. L’utilisation combinée des deux formes thérapeutiques est obligatoirement bénéfique pour la santé du patient. Lutter contre les symptômes, tout en travaillant sur leur origine.

Chaque homme, chaque femme est unique. Chaque symptôme est personnel.

Curieux, visionnaire et innovant, votre formateur Ralph Lidy n’a jamais perdu son désir d’offrir les meilleurs des soins aux patients qui viennent lui demander conseils et s’efforce de proposer une solution naturelle, là ou la médecine ne propose plus rien. Partant du principe que la maladie n’a pas une, mais des origines, c’est en prenant en compte chacune d’elles, que la guérison est la plus complète et sûrement la meilleure. Il y a déjà quelques années, Le Dr Lidy a mis au point sa propre technique : la technique EMOST, un savant mélange entre la chiropractie, la médecine chinoise et ayurvédique, et le décodage biologique.