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10 Nov

Vivre et mourir

Nous voulons tous vivre bien et longtemps et pour ce faire, notre société met en place un nombre impressionnant de processus plus ou moins naturels sensés nous y amener. Et, dans cette même logique, nous aimerions tous bien vieillir, sous-entendu vieillir, mais sans les inconvénients du vieillissement. Ce qui malheureusement n’est pas possible. A ce jour, je n’ai jamais vu personne pourvoir le faire, j’ai juste reçu en consultation des personnes qui vieillissaient plus ou moins bien, rien d’autre malheureusement. La nature semble donc être contre ce principe de bien vieillir puisque vieillissement et douleurs vont de pair. Quoi que l’on fasse, le vieillissement reste un véritable naufrage.

La question la plus juste à se poser est donc non pas de savoir comment bien vieillir, puisque cela semble assez compliqué de par la nature humaine, mais de comment faire pour profiter pleinement de ce temps qu’est la VIE, avant le vieillissement. Car à tout faire pour bien vieillir alors que nous n’y arrivons pas forcément, est-ce sensé d’y mettre son temps, son argent, durant ses plus belles années, notamment au travers des privations que cela demande au quotidien ?

La peur de la mort, la peur de vieillir nous coupe bien souvent des vérités de la vie et de son sens le plus profond. Si naître, c’est se condamner à mourir, vivre n’est pas forcément une condamnation à la privation obligatoire de tout ce qui pourrait nous faire plaisir afin de tendre vers une longévité peu certaine à ce jour. N’y a-t-il pas dans rondeur et bonheur, une forme de cohérence qui se perd, au profit de la recherche d’une longévité illusoire et parfois bien plus lourde à supporter qu’on ne croie, surtout lorsque l’on se sent toujours trop jeune pour se sentir vraiment vieux.

Si nous ne nous mentons pas, nous avons tous autour de nous des seniors qui attendent d’être rappelés par le Créateur, passant le temps du lit au sofa, puis du lit au lit, vivant l’éternité temporaire comme un fardeau, une plaie, une croix à porter. L’acharnement médical à faire vivre des personnes mourantes trouvant son fondement idéologique dans le serment d’Hippocrate qui en fait, ne fait qu’alimenter la richesse des laboratoires, il est parfois bien difficile de faire valoir son envie de quitter ce monde qui ne vous apporte plus rien que souffrances morales et physique. Même le droit à la mort est sous ordonnance, chose horrible de ce monde. 

Posons-nous alors la question si la logique ne serait pas de vivre bien de son vivant, un peu moins longtemps, mais heureux en profitant pleinement. En sachant que toute forme de bonheur, même de courts instants, favorise notre équilibre et notre longévité. Et, que par opposition, la peur de vieillir ou de mourir, va inévitablement générer du stress, qui finira par vous enlever de la vie à la vie, même si vous tentez de lutter contre l’acharnement des effets du temps.

Par expérience, beaucoup de patients qui cherchent à prolonger la vie dans une hygiène alimentaire, morale et physique parfois drastique, finissent par ternir, perdre une partie de leur gaieté. Bon nombre de mes grands sportifs sont morts avant l’âge normal d’un infarctus, et d’autres de cancer, alors qu’ils auront passé leur petite vie, à faire en sorte de soi-disant se protéger de tout au travers de règles de vie extrêmement privatives. Et combien d’entre eux sont partis, sans analyse sanguine dramatique au niveau du cholestérol ou du sucre, ou sont partis soi-disant en pleine santé sous hypotenseurs et statines (contre le cholestérol), en se privant de tout une bonne partie de leur vie.  Et, combien de centenaires avons-nous, qui ont passé leur vie à se faire plaisir avec un peu de whisky, du chocolat, des douceurs, et tout cela sans faire un soupçon de sport. Churchill est mort à 91 en ayant profité de superbes cigares, d’excellents whisky et tout cela sans jamais faire de sport ou se priver au niveau alimentaire…mais il avait un moral d’acier, était un battant.

Posons-nous alors la question censée, si toute forme d’excès (sport, alimentation, hygiène de vie) ne signe pas déjà une peur et un stress du vieillissement ou de la maladie, qui finit par tuer doucement quoi que l’on fasse. Et si, en opposition encore, le fait de profiter pleinement de la vie sans se poser trop de questions, n’est pas signe de longévité oisive.   

Et au-delà de tout cela, faut-il mieux vivre 100 comme un mouton, ou 80 ans comme un lion. La réponse à la question restera de votre propre choix, mais une chose est sûre, à se priver de tout, la vie vous semblera bien plus longue qu’aux autres où le temps passe toujours trop vite alors qu’on profite des bons moments entre amis.

La solution n’est-elle pas de travailler sur la mort et le vieillissement, et très jeune, afin de ne plus en avoir peur, et pouvoir profiter pleinement, mais dans certaines limites, des plaisirs et bonheurs de ce monde. Car si l’excès de tout finit par tuer à long terme, le stress et les soucis eux, ne vous feront aucun cadeau, même à petite dose.

Nous ne sortirons pas vivants de cette belle expérience qu’est la vie, autant qu’elle soit la plus enrichissante possible à mon avis, la longueur de celle-ci n’ayant pas de sens face à sa richesse. Certaines vies seront bien longues, mais bien pauvres, d’autre bien courtes, mais bien riches. Certains auront fait en 50 ans, ce que d’autres ne feront jamais en 80.

Libre à chacun de choisir sa vie, la voie du milieu étant bien souvent la voie la plus sage, comme toujours. Mais, d’avis personnel, et au vu de mes patients, des fins de vies, et des états dépressifs croissants que je rencontre, rien ne vaut une vie remplie, même un peu plus courte que la moyenne. La longévité peut être un fardeau bien plus lourd à porter, qu’un cancer plus jeune sur une vie bien remplie. Car ne vous mentez pas, beaucoup de seniors passent leurs derniers mois à attendre que la mort finisse par les emporter, en priant Dieu, auquel ils n’ont jamais cru jusque-là, que ce soit rapide et sans souffrance. La mort que nous avons pourtant tant craint, tenter de fuir et de combattre, devient alors l’outil tant attendu de notre liberté éternelle. La délivrance finit par venir de notre pire ennemi mortel, faut-il en rigoler à en mourir ?    

Curieux, visionnaire et innovant, votre formateur Ralph Lidy n’a jamais perdu son désir d’offrir les meilleurs des soins aux patients qui viennent lui demander conseils et s’efforce de proposer une solution naturelle, là ou la médecine ne propose plus rien. Partant du principe que la maladie n’a pas une, mais des origines, c’est en prenant en compte chacune d’elles, que la guérison est la plus complète et sûrement la meilleure. Il y a déjà quelques années, Le Dr Lidy a mis au point sa propre technique : la technique EMOST, un savant mélange entre la chiropractie, la médecine chinoise et ayurvédique, et le décodage biologique.